Construction des remparts 285–293 (≈ 289)
Édification sous Dioclétien et Maximien face aux invasions.
14 février 1957
Classement monument historique
Classement monument historique 14 février 1957 (≈ 1957)
Inscription des vestiges au titre des monuments.
1963
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques 1963 (≈ 1963)
Découverte de trois tours près de la rue Lafayette.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les remparts gallo-romains englobés dans les immeubles (vestiges) (cad. B 825, 805) : inscription par arrêté du 14 février 1957
Personnages clés
Dioclétien - Empereur romain
Co-règne pendant la construction des remparts.
Maximien - Empereur romain
Co-règne avec Dioclétien lors de l’édification.
Origine et histoire des remparts romains
Les remparts romains de Grenoble, situés dans le centre-ville actuel, datent du IIIe siècle et marquent la transformation de Cularo (ancien nom gallo-romain de Grenoble) en une cité fortifiée. Leur construction, entre 285 et 293 sous les empereurs Dioclétien et Maximien, répond aux menaces des premières invasions barbares. L’enceinte, longue de 1,6 km et dotée de trente tours semi-circulaires, était ceinte de fossés remplis d’eau. Deux portes principales permettaient l’accès : la porte Viennoise au nord (place Notre-Dame actuelle) et la porte Jovia au sud (place Grenette). Ces remparts, jamais pris d’assaut, furent partiellement conservés pendant treize siècles, malgré deux extensions médiévales.
En 1963, des fouilles archéologiques révélèrent les bases de trois tours près de la rue Lafayette, lors de travaux urbains. Les vestiges encore visibles aujourd’hui, incluant une petite tour et une courtine percée d’un passage voûté, furent dégagés à cette occasion. Bien que la plupart des découvertes aient été détruites pour laisser place à des immeubles, des clous en bronze implantés dans les rues grenobloises matérialisent désormais le tracé original de l’enceinte. Ces vestiges, situés dans une propriété privée, restent accessibles visuellement depuis l’espace public piétonnier.
Les remparts illustrent l’adaptation des cités gallo-romaines face aux crises du IIIe siècle. Leur tracé, documenté par des sources archivistiques et des fouilles (publiées dans Gallia, 1964), montre une intégration durable dans la trame urbaine. D’autres vestiges, comme ceux du jardin de Ville près de l’Hôtel de Lesdiguières, confirment l’étendue de cette fortification. Classés monument historique en 1957, ces vestiges discrets rappellent l’importance stratégique de Grenoble, alors carrefour entre les Alpes et la vallée du Rhône.
L’accès aux ruines s’effectue depuis la zone piétonne, au carrefour des rues Lafayette et de la République. Proches de la station de tramway Hubert Dubedout - Maison du Tourisme (lignes A et B), elles sont visibles depuis l’extérieur, bien que l’intérieur du site soit fermé par une grille. La municipalité a valorisé ce patrimoine en signalant son emplacement historique, invitant les passants à découvrir ce témoignage rare de l’Antiquité tardive en milieu urbain.